Les lumières du sud
Aux quatre vents de l’Europe, Bruxelles, capitale régionale et internationale, navigue avec brio entre jovialité et sérénité, bohème et bourgeoisie, tradition et créativité. Sous ses lumières nordiques qui tanguent du bleu givré au gris pâle, elle a engendré une flopée de génies : Bruegel l’Ancien, Rubens, Magritte, Delvaux, mais aussi Hergé, Simenon, César Franck ou Jacques Brel… Et reste une pépinière de talents et d’artistes qui font école dans les arts plastiques, la BD, la musique, le cinéma, la déco, la mode et la gastronomie. Aussi francophone que flamande, la cité belge a réussi à conserver un bon équilibre entre sa « ville haute », résidentielle, verte et aérée, et sa « ville basse », plus ancienne, plus populaire, plus vivante aussi. À une heure et demie de Paris par le Thalys, Bruxelles nous accueille à bras ouverts et fourmille de trouvailles pour les amateurs de brocante, design, mode, architecture intérieure et architecture tout court. Ses trésors art nouveau ont été magnifiquement restaurés comme le reste de son patrimoine urbain.
Lumières d’orient… Le Liban, splendide mosaïque de paysages, de civilisations, de religions et de cultures se reconstruit et retrouve sa joie de vivre après seize années d’une guerre épouvantable. En dépit des cicatrices humaines qu’elle a générées, les Libanais en effacent les traces matérielles avec ce dynamisme qui les caractérise. On y revient, Français en tête, séduits par ce pays chaleureux où l’on passe en une heure de la plage de Beyrouth aux pistes de ski de la station des Cèdres, à 2000 mètres d’altitude. Vous attendent aussi Byblos, son Château des Croisés et son immense site antique, Tripoli la médiévale, à la fois phénicienne, grecque, byzantine, mamelouk, ottomane… Baalbeck et ses ruines grandioses, l’immense verger de la plaine de la Bekaa, Saïda et son Château de la Mer du XIIIe siècle, Tyr, sa nécropole, son hippodrome du IIe siècle et son Caravansérail des Français…
Lumières d’été indien, le temps d’un grand week-end au Pays basque. On se balade des deux côtés des Pyrénées, de Guéthary à Getaria, tout près de Saint-Sébastien. L’automne est superbe et en quelques kilomètres, on change d’horaires et de mode de vie. Dépaysant…
Lumières, enfin : celles des étoiles que notre ami Gilles de Chabaneix a forcément photographiées avec le talent que l’on sait lors de ses reportages dans tous les coins du monde. Il est allé les rejoindre, ces étoiles. Il avait encore travaillé, avec sa femme Catherine, pour le numéro d’été de l’Art de Voyager.
Trekking au Népal : Le balcon des Annapurnas
Népal : Le balcon des Annapurnas
Lieu hautement célèbre dans la conquête des « 8 000 m » l’Annapurna est une montagne qui attire depuis longtemps les trekkeurs. Le tour de ce sommet qui permet, entre autre, de voir le Manaslu et le Dhaulagiri (2 autres « 8 000m ») est peut-être le trekking le plus emblématique du monde. Cette réputation est justifiée par la beauté des paysages et par la logistique existante (Lodges et ravitaillement) que l’on doit aux forçats du transport : les porteurs !
En dehors du tour, il est possible de rejoindre le camp de base de l’Annapurna au milieu d’un splendide cirque glaciaire ou tout simplement d’effectuer un trek de plusieurs jours au sud du massif avec des vues superbes que l’on nomme communément «le balcon des Annapurnas».
Enfin la desserte de Jomoson par avion depuis Pokhara dans la Kali Gandaki permet de parcourir uniquement la deuxième partie du tour après le Thorong La (col à 5 400m).
Pour ceux qui souhaiteraient sortir des sentiers battus, la variante par les lacs de Tilichio ou la vallée récemment ouverte de Naar sont idéales. C’est aussi dans cette région que se déroule le tour du Manaslu et du Dhaulagiri.
Diverses ethnies, Gurung, Barung, et tibétaines essentiellement, sont réparties sur les parcours classiques de trek et le contact est très facile avec ces populations. Ce sont les cultures hindouiste et bouddhiste qui dominent.
Randonnée essentiellement, le potentiel est assez connu et exploité mais reste attachant. Attention à l’altitude, 4 200m pour le camp de base, 5 400m pour le tour de ce trekking au Népal.
Trekking au Népal
Trekking en Ouzbékistan
Depuis la chute de l’empire soviétique, de nouveaux pays semblent avoir émergé, comme par enchantement, des dunes de sable et des montagnes enneigées d’Asie Centrale. Et pourtant, ces régions ont une histoire qui se perd plus ou moins dans la nuit des temps. Mais les nomades n’ont jamais laissé de traces, à part celles de leurs chevaux… Pour ces raisons, peut-être, les voyages en Asie Centrale comme les Trekking en Ouzbékistan demandent une âme d’explorateur, celle dont parlent justement mes deux collègues dans leur récit ci-dessus. Mais n’est-ce pas le meilleur du voyage lorsqu’on découvre des lieux presque vierges, et qui ont toutes les chances de le rester encore pour quelques décennies? Un privilège que des coins reculés de Kighizie ou d’Ouzbékistan vous réservent justement.
Au-delà de ces montagnes superbes et de ces vallées sauvages, l’Asie Centrale, c’est aussi la fabuleuse histoire de la Route de la Soie ou, plutôt, du réseau d’itinéraires terrestres, multiples et complexes, qui reliaient, depuis le 1 er siècle de notre ère, le monde méditerranéen et la lointaine Chine.
Samarkand , Boukhara ou Khiva… autant de noms rappelant un passé glorieux et fascinant. Entre les maisons de terre et la faïence turquoise des palais, des minarets ou des médersas, le Trekking en Ouzbékistan vous fait revivre l’épopée de ces routes de la soie. A l’occasion de mon premier Trekking en Ouzbékistan, ce fut certainement la découverte de Khiva, ville entourée de remparts, qui me marqua le plus. La ville intérieure, Itchan Kala, est un véritable musée à ciel ouvert, classé d’ailleurs au patrimoine mondial de l’UNESCO. La visite de ses palais, mosquées ou médersas aux façades, coupoles et minarets de couleur bleue qui tranche avec l’argile des maisons vous laissera un souvenir indélébile. Je n’en oublie pas pour autant Boukhara “la sainte”, l’une des grandes villes de l’Islam. Les bazars regorgent toujours de bijoux et de tapis au cœur des anciens quartiers marchands avec leurs places couvertes et leurs ruelles étroites. La possibilité de goûter à une séance d’hammam dans de magnifiques bains datant du XVI e siècle n’est jamais désagréable, non plus. Finalement, la découverte de Samarkand, la capitale de l’empire fondé par Tamerlan au XV e siècle est véritablement impressionnante. La célèbre place du Réghistan splendeur de l’architecture timouride avec ses faïences éblouissantes vous plonge au cœur d’une autre époque lorsque marchands, explorateurs et soldats se côtoyaient au pied des mosquées et des médersas de la ville. Dans ces somptueuses bigarrures, entre couleurs, odeurs et parfums, les limites du rêve et de la réalité ne sont plus très distinctes…
Trekking
Le trekking est la pratique de la randonnée sur plusieurs jours dans une région isolée, ou montagneuse. Le trekking peut se pratiquer seul ou a plusieurs, en autonomie ou en se ravitaillant, avec ou sans portage, à la rencontre de la population ou pas du tout. Ce qui distingue le trekking de la randonnée, est principalement l’engagement physique, la durée (un trek dure souvent plus d’une semaine alors que la randonnée est souvent journalière), l’isolement.
Le Trekking est ainsi souvent associé aux régions montagneuses et lontaines. Les destinations de trekking les plus fréquentées sont le Népal en Asie, Le Maroc en Afrique, le Pérou en Amérique Latine.
L’organisation d’un trek est souvent confiée à une agence de voyage spécialisée, où un guide accompagne une équipe de trekkeurs sur toute la durée du voyage. Le guide est souvent local.